Lutter contre les reflux gastro-œsophagiens

Sommaire

 

Les reflux gastro-œsophagiens (ou RGO) sont des remontées d’acide gastrique produit par l’estomac dans l’œsophage. Cette remontée entraîne des brûlures et des régurgitations.

Il est donc utile de savoir lutter contre les reflux gastro-œsophagiens qui sont très pénibles et douloureux.

Zoom sur les symptômes des RGO

Les symptômes classiques des RGO

Les symptômes des RGO sont :

  • des régurgitations acides ;
  • une voix enrouée, le matin en particulier ;
  • une irritation chronique de la gorge ;
  • une toux chronique et/ou un hoquet fréquent ;
  • une halitose, c'est-à-dire une mauvaise haleine ;
  • des nausées.

Symptôme particulier : le pyrosis

Vous êtes sujet à des toux chroniques et ressentez des brûlures au creux de l'estomac qui remontent dans l’œsophage et jusque dans la bouche ? Si la sensation de brûlure augmente lorsque vous vous penchez en avant ou lorsque vous êtes en position allongée, c'est peut-être un pyrosis.

Le pyrosis est un des symptômes d'un reflux gastroœsophagien (ou reflux gastrique ou RGO). Il peut être dû à :

  • une alimentation trop riche en graisses ou en épices mais aussi en produits irritants tels que jus d'agrumes, boissons gazeuses, etc. ;
  • une consommation excessive de tabac et d'alcool ou d'autres produits irritants ;
  • une hernie hiatale : une partie de l'estomac passe parfois ou tout le temps au-dessus du diaphragme par l'orifice œsophagien, l'hiatus.
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1. Prévenez les reflux gastro-œsophagiens

Pour prévenir les reflux gastro-œsophagiens, il faut faire en sorte :

  • de manger à heures fixes et dans le calme ;
  • d’éviter de débuter les repas par des crudités (commencez plutôt par des potages ou des féculents) ;
  • d’éviter tous les aliments acides et les matières grasses ;
  • d’éviter les aliments qui entraînent ce type de réactions (ils peuvent varier en fonction des individus) ;
  • de manger lentement en mâchant bien chaque bouchée ;
  • de boire en dehors des repas, de préférence des eaux bicarbonatées (au pH supérieur à 7, consultez les étiquettes) telles que :
    • Chantereine ;
    • Vichy Célestin ;
    • Roche des écrins ;
    • St Yorre ;
    • Saine Cécile ;
    • San Pellegrino ;
    • Donat, etc.
  • de surélever sa tête de lit (placez des cales sous les pieds) ;
  • de cesser sa consommation de tabac et d’alcool ;
  • de limiter le plus possible son stress ;
  • de perdre du poids si besoin ;
  • de s’assurer que ce n’est pas un traitement médicamenteux qui est à l’origine de ces reflux (aspirine et anti-inflammatoires notamment).

2. RGO des bébés

Pour les reflux gastro-œsophagiens du nourrisson, qui sont fréquents et parfois sans conséquence, il est possible de consulter un ostéopathe qui réglera facilement ce problème en une ou deux séances.

Par ailleurs, pour limiter les reflux des bébés, faites en sorte de :

  • leur donner à manger avant qu’ils n’aient trop faim ;
  • leur donner à manger calmement et sans excès ;
  • leur donner des laits dits anti-régurgitations, qui sont épaissis ;
  • fractionner les repas ;
  • bien faire faire son rot après le repas ;
  • ne pas coucher le bébé immédiatement après le repas ;
  • en cas d’allaitement, éviter de consommer :
    • du thé ;
    • du café ;
    • des épices ;
    • du tabac.

Prenez également garde au tabagisme passif. On notera par ailleurs que, selon une étude française, l’exposition in utero au tabagisme de la mère augmenterait les risques de coliques et de régurgitations.

3. Traitements allopathiques du reflux gastro-œsophagiens

  • En cas de RGO, vous pouvez dans un premier temps prendre un médicament sans ordonnance. Mais le plus souvent, il faudra consulter le médecin qui prescrira des antiacides d’action locale pour limiter l’acidité de l’estomac. Il prescrira surtout des médicaments antireflux à base d’alginate de sodium et de bicarbonate de sodium (parfois pendant 6 mois).
  • Des antihistaminiques de type H2 peuvent également être envisagés (maximum deux prises par jour), mais ils entraînent des effets indésirables tels que des maux de tête ou des nausées.
  • Des inhibiteurs de la pompe à protons (une prise le matin à jeun avant le déjeuner ou 30 minutes avant un repas).

 

Chez les bébés, les reflux, fréquents et excessifs (non supprimés à l’aide de mesure de diététiques adaptées) seront traités par des médicaments tels que :

  • la ranitidine une demi-ampoule matin et soir (avant 1 an) ;
  • Inexium (à partir de 1 an).

Bon à savoir : la prise de traitements antiacides au cours de la petite enfance favoriserait chez l'enfant l'œsophagite à éosinophiles (allergies alimentaires).

 

4. Homéopathie contre les RGO

L’homéopathie peut être très utile dans le traitement des reflux gastro-œsophagiens. Les médicaments peuvent notamment être employés à raison de 5 granules à l’apparition des symptômes.

  • Le traitement le plus employé dans ce cas sera Nux Vomica en 5 CH. Il sera pris avant les repas et un quart d’heure après (contrairement à ce qui se fait habituellement en homéopathie.
  • Il est également possible de prendre Gastrocynésine qui est un complexe spécialement dédié aux reflux gastro-œsophagiens.
  • Pour éviter les remontées acides, on prendra une fois par jour ou par semaine (en fonction de la fréquence des remontées) et à hautes dilutions :
    • Nux vomica, en cas de brûlures :
      • suite à l’ingestion d’alcool ;
      • dans l’heure qui suit le repas ;
      • avec sensation de ventre lourd.
    • ou Lycopodium ;
    • ou Cyprum carbonica ;
    • ou Calcarea carbonica ;
    • ou Kalium carbonicum (9 CH), en cas de douleur survenant très rapidement après un repas et particulièrement aggravée par la consommation de bière.
  • Arsenicum album est très efficace contre les sensations de brûlure œsophagienne. Il est à employer en 7 CH, en particulier chez les personnes dont les douleurs sont calmées par l’alimentation.
  • Pour protéger l’œsophage on se tournera vers (en 5 CH à raison de 3 granules toutes les heures jusqu’à amélioration des symptômes) :
    • Capsicum annuum, quand les brûlures semblent engendrées par la consommation d’épices et qu’elles s’aggravent après la consommation d’aliments ou de boissons (on éprouve le besoin de boire beaucoup) ;
    • Iris versicolor, si les reflux augmentent en position couchée ;
    • Sulfuricum acidum, en cas de remontées acides principalement la nuit ;
    • Robinia pseudo acacia en cas de reflux aggravés par la consommation d’aliments gras.

Pour les bébés chez qui les RGO sont fréquents on recommande :

  • Cuprum en 9 CH (5 granules dissous dans le biberon) pour les violentes douleurs ou les crampes ;
  • Aetusa cynapium en 5 CH si l’enfant supporte mal le lait (10 granules dissous dans le biberon et à boire au cours de la journée) ;
  • Nux vomica en 15 CH avant les repas.
Consulter la fiche pratique

5. Phytothérapie contre le RGO

  • La réglisse (on utilise ses raccines et ses rhizomes), à employer sous forme de décoctions ou en fluides. Cette plante doit néanmoins être utilisée avec précaution, car elle est susceptible d’entraîner une intoxication ou une hypertension à forte dose. Si vous souhaitez en prendre de façon prolongée, préférez des extraits déglycyrrhizinés. Elle gagne à être couplée à un extrait de curcuma à prendre sous forme de dosettes deux fois par jour hors des repas.
  • Le chou ou le brocoli qui peuvent s’acheter en gélules (une le matin et une le soir). Il est par ailleurs vivement recommandé d’intégrer les graines germées et en particulier les graines de brocolis à votre alimentation (à raison de 100 g par jour) en raison de leur action bactéricide et pour lutter contre l'Helicobacter pylori.
  • Le houblon à utiliser en infusions à raison de 15 g par litres d’eau. Prendre 3 tasses par jour.
  • Diverses algues sous forme de gélules ou sèches sont également intéressantes contre les RGO dans la mesure où elles peuvent limiter les brûlures d’estomac. Le lithothamne notamment permet de neutraliser l’acidité gastrique et vous pouvez l’accompagner d’aloe vera (une cuillerée à soupe de gel trois fois par jour).
  • L’argile blanche peut être employée sous forme de gélules pour contrer l’acidité gastrique et les RGO.
  • L’aloe vera peut être consommé sous forme de gel. (disponible en pharmacie ou en magasin diététique). Prendre une cuillerée à soupe de gel d’aloe vera à la fin de chaque repas sur une durée de 15 jours, ce qui permet­tra à la muqueuse œsophagienne de cicatriser.

De façon plus générale, optez pour un régime méditerranéen et prenez des soupes de choux et consommez des amandes, des artichauts et des radis noirs.

En gemmothérapie (traitement par les bourgeons), on recommande Ficus carica MG 1 DH (c’est-à-dire macérat glycériné à une dilution d’une décimale de Hahnemann) à raison de 100 gouttes par jour chez l’adulte.

Siles huiles essentielles sont contre-indiquées en cas de RGO vous pouvez en revanche utiliser les hydrolats (HA). Vous pouvez par exemple combiner, dans un flacon de 25 cl :

Prenez une cuillerée à soupe de ce mélange diluée dans un grand verre d'eau matin et soir pendant deux semaines puis réduisez à une par jour. Vous avez la possibilité de continuer cette prise pendant plusieurs mois, sachant que la préparation se conserve un mois au réfrigérateur.

Consulter la fiche pratique

6. Compléments alimentaires contre les RGO

  • Il est possible de prendre des oligo-éléments pour aider à limiter les reflux. Pensez aux ampoules de manganèse-cobalt à raison d’une ampoule par jour, le matin. Placez le contenu sous la langue pendant trois minutes.
  • Vous pouvez également prendre des enzymes :
    • bromélaïne ;
    • papaïne ;
    • bétaïne.
  • Prenez des probiotiques et en particulier Lactospectrum® des laboratoires Le Stum qui associe à la fois :
    • des probiotiques : 10 souches bactériennes différentes (3 milliards de germes) ;
    • des prébiotiques qui favorisent la croissance des micro-organismes spécifiques à la flore intestinale ;
    • une matrice composée d’enzyme et des minéraux pour permettre une meilleure stabilité des bactéries, les stimuler et augmenter leur activité biologique.

Lactospectrum® est à prendre à raison d'un sachet par jour à diluer dans un verre d’eau et à boire, soit le soir au coucher, soit le matin au réveil.

Ces pros peuvent vous aider