Rectite

Sommaire

La rectite est une inflammation du rectum. On fait le point sur ses causes et les différents types de rectites existants.

Rectite : définition et symptômes

Une rectite, aussi connue sous le nom de proctite, est une inflammation du rectum et plus précisément de la muqueuse qui le tapisse.

Les symptômes d’une rectite peuvent être :

  • des douleurs au niveau du rectum ;
  • une envie fréquente d’aller à la selle sans forcément produire des excréments (faux besoins) ;
  • des saignements au niveau de l’anus ;
  • une émission de glaires (mucus) par l’anus ;
  • une constipation ;
  • une diarrhée ;
  • de la fièvre.

Les signes d’une rectite peuvent faire penser à ceux d’une crise hémorroïdaire.

À noter : une rectite ne concerne que le rectum, si l’inflammation évolue jusqu’à l’ensemble du côlon, on parle de rectocolite ulcéro-hémorragique étendue.

Causes de la rectite

Une rectite peut être due à :

  • une infection (herpès, syphilis ou gonococcie par exemple) ;
  • la présence d’un parasite (amibiase ou bilharziose notamment) ;
  • une réaction à un médicament (particulièrement sous forme de suppositoire) ;
  • une réaction à des irradiations (radiothérapie) ;
  • des lésions du côlon.

Une rectite peut être associée à une rectocolite hémorragique, une maladie de Crohn ou une autre maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI).

À noter : une rectite peut être due à une infection par chlamydia lors de rapports sexuels par voie anale.

Différents types de rectites

Rectocolite hémoragique

La rectocolite hémorragique, aussi appelée RCH, est une maladie inflammatoire chronique intestinale (on parle de MICI) qui touche le rectum et le côlon. La rectocolite hémorragique est aussi connue sous le nom de colite ulcéreuse ou de rectocolite ulcéro-hémorragique.

Rectite radique

Une rectite radique est une rectite provoquée par un traitement à base de radiation (radiothérapie) pour soigner un cancer de la prostate ou un cancer du col de l’utérus par exemple.

Anorectite

Une anorectite est une inflammation de l’anus et du rectum. Un anorectite présente les mêmes signes qu’une rectite avec en plus une irritation de l’anus.

Ténesme

Un ténesme est une douleur au niveau de l’anus qui provoque une tension du sphincter anal. Il peut être associé à des douleurs abdominales et des faux besoins d’aller à la selle.

Rectite : diagnostic et traitement

Pour poser le diagnostic d'une rectite, le médecin procède à un toucher rectal. Une rectoscopie et une coloscopie peuvent permettre de visualiser l’état du rectum et du côlon ainsi que de réaliser des prélèvements dans le but d’identifier la cause de la rectite.

Selon la cause de la rectite, un traitement à base d’antibiotiques, d’anti-inflammatoires ou luttant contre d’éventuels parasites peut être administré.

En cas de rectocolite hémorragique plus sévère, on peut avoir recours à des inhibiteurs de JAK (les Janus kinases jouent un rôle important dans certains processus inflammatoires), notamment le Xeljanz® (tofacitinib) et l'upadacitinib (qui permet la rémission clinique de plus de 50 % des patients en un an).

Bon à savoir : l’Agence européenne des médicaments (European Medicines Agency, EMA) déconseille l’utilisation de Xeljanz® chez les patients atteints d’une rectocolite hémorragique et à risque de thrombose en raison des risques d’embolie pulmonaire, de thrombose veineuse profonde (chez les 50 ans présentant au moins un facteur de risque cardiovasculaire notamment) et, chez les plus de 65 ans, d'infections sévères et mortelles qu'il fait courir (en particulier avec la dose de 10 mg deux fois par jour et chez ceux traités pendant une période prolongée). En revanche, elle recommande d’accorder une autorisation de mise sur le marché au médicament biosimilaire Amsparity®.

Le autres alternatives possibles sont les biothérapies et à la transplantation fécale.

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