On estime qu’environ 10 % de la population serait touchée par le syndrome de Sadam. Il concerne le plus souvent les femmes entre 20 et 40 ans.
De quoi s’agit-il exactement ? On vous explique les causes du syndrome de Sadam et comment y remédier.
Syndrome de Sadam : qu’est-ce que c’est ?
Aussi appelé syndrome de Costen, le syndrome de Sadam (pour syndrome algodysfonctionnel de l’appareil manducateur) désigne un dysfonctionnement musculosquelettique de l’articulation temporo-mandibulaire :
- celle-ci relie la mâchoire inférieure à l’os temporal du crâne ;
- elle permet à la mâchoire de bouger de droite à gauche et de haut en bas sans à-coup ;
- elle a donc un rôle crucial dans le fait de parler, de déglutir et de mastiquer.
Causes du syndrome de Sadam
Chez les personnes atteintes d’un syndrome de Sadam, l’articulation temporo-mandibulaire n’est pas directement touchée, mais elle dysfonctionne à cause d’une hypercontraction des muscles environnants.
Celle-ci est favorisée par le stress, la crispation des mâchoires (on parle de bruxisme), l’obstruction nasale chronique et la perte de molaires (ou de prémolaires) qui peut modifier la manière dont les mâchoires se ferment.
Syndrome de Sadam : quels symptômes ?
Les personnes atteintes du syndrome de Sadam ressentent des douleurs au niveau de la mâchoire (et plus particulièrement dans la zone de l’articulation temporo-mandibulaire). Ils peuvent aussi éprouver :
- une difficulté à ouvrir la bouche, avec des bruits de craquements ;
- des céphalées ;
- une diminution de la perception des sons (on parle d’hypoacousie) ;
- des bourdonnements dans les oreilles, la sensation d’avoir les oreilles bouchées ;
- des douleurs au niveau du cou ;
- des douleurs dentaires et faciales ;
- et parfois même des manifestations physiques plus éloignées de la sphère buccale, comme des douleurs dans le dos, les cervicales, des troubles de l’équilibre ou encore des vertiges.
Que faire en cas de syndrome de Sadam ?
Pour venir à bout du syndrome de Sadam, la prise en charge doit être pluridisciplinaire et concerner dentistes, médecins généralistes, kinésithérapeutes ou encore chirurgiens.
Le traitement à suivre comprend :
- le soulagement de la douleur (avec la prise d’antalgiques ou d’anti-inflammatoires au besoin) ;
- le rétablissement d’une occlusion stable, c’est-à-dire d’une fermeture correcte de la mâchoire (auprès d’un dentiste) ;
- une rééducation des muscles et de l’articulation temporo-mandibulaire ;
- le remplacement des dents manquantes (si c’est l’origine du problème) ;
- ou encore la prise en charge du stress (relaxation, méditation, yoga, mais aussi prise de médicaments de type anxiolytique).